Retrouver son identité 
dans une histoire millénaire

Nulle ville ne parle aussi bien de son histoire que Perpignan.
Une histoire turbulente, traversée de batailles meurtrières, de sièges douloureux.

Mais une histoire qui montre des Perpignanais dignes fils de la Fidelíssima, courageux, opiniâtres, résistant à l'écrasante rivalité entre l'Espagne et la France, toujours assaillis, toujours vaincus, mais... c'est aussi dans ces heures violentes de notre passé que nous avons affirmé notre capacité à plier sans rompre jamais et à rester assez forts  pour continuer à clamer notre devise : «Sempre endavant, mai morirem».

Dans un monde en perpétuelle évolution, demeurent comme autant de jalons de notre histoire aujourd'hui millénaire et qui s'élèvent  à chacun de nos pas, au détour de nos rues elles aussi chargées de passé : Saint-Jean le Vieux, la cathédrale, le Palais des rois de Majorque, le Castillet, l'Hôtel de Ville, la citadelle, nos églises, nos couvents... Ces témoins des siècles écoulés sont là pour nous rappeler l'amour de leur terre et la fidélité de nos anciens à leur identité, leur fierté aussi. C'est dans cette fierté toujours vive, que nous devons puiser pour demain l'ambition de faire une ville belle, forte, active, attractive, rayonnante, mais une ville humaine aussi, où chacun -Catalan de souche ou d'adoption- trouvera sa place et celle de sa famille.

Perpignan ville comtale et capitale royale

Quand les comtes de Roussillon délaissèrent leur château médiéval dont la tour, non loin du site protohistorique et domitien de Ruscino, atteste de l'importance, ils vinrent se fixer autour d'un édifice religieux déjà existant : cette église, reconstruite, agrandie, bénie en 1025 (il y aura donc bientôt mille ans), est celle que nous appelons saint Jean le Vieux (Sant Joan lo Vell). Non loin de là, subsistent les salles enterrées de ce qui fut le palais des comtes dans leur nouvelle ville de Perpignan ; entre l'église et leur palais, en 1116, ils fondèrent l'hôpital des pauvres. Le pouvoir temporel, spirituel, le secours aux malheureux, des habitations, le tout enserré dans un premier rempart rudimentaire forma le noyau primitif d'une ville qui allait s'étendre progressivement.

La mort du roi Jaume Ier El Conqueridor, en 1276, détermina la création du royaume de Majorque et l'accession de Perpignan au rang de capitale. En effet, par testament, le roi partagea son royaume entre son fils Jaume, à qui il lègua le Roussillon, les Iles Baléares et la seigneurie de Montpellier, et son fils Pierre qui reçut la Catalogne, l'Aragon, Valence et Murcie. Le roi Jaume choisit Perpignan comme capitale de son royaume, et résida en son palais fortifié. La période majorquine qui vit l'essor économique de la cité fut également celle où trois nouvelles  paroisses (saint Matthieu, saint Jacques et Notre Dame la Real) et l'augmentation de la démographie de Perpignan, nécessitèrent l'édification d'un rempart plus ample et plus important. Le dernier roi de Majorque, Sanç, posa la première pierre de la cathédrale Saint-Jean en 1324, alors que le cloître-cimetière (el cementiri Sant Joan dit aujourd'hui le Campo Santo) existait depuis 1298. Le cœur médiéval de Perpignan battait toujours autour de saint Jean le Vieux, mais la ville s'agrandissait et prospérait, notamment à cause de l'excellence de ses draps dont les noms des rues Fabriques d'En Nadal, Fabriques d'En Nabot, rue Grande des Fabriques,nous rappellent cette activité dominante.

Cette période faste fut aussi traversée par d'incessantes rivalités entre les royaumes d'Aragon et de Majorque. En 1285, les Français traversèrent même le Roussillon, poussés par le roi de Majorque, pour aller guerroyer contre le roi d'Aragon, après l'épisode des Vêpres Siciliennes. La host du roi de France, Philippe III le Hardi, fit d'Elne, qui lui résistait, une ville martyre. Il poursuivit sa route conquérante jusqu'à Gérone, mais victime d'une épidémie qui décima son armée, Philippe le Hardi revint mourir à Perpignan. Sa mort au Palais des Rois de Majorque et le don qu'il fit de quatre épines de la couronne du Christ à l'église proche de Saint-Matthieu, détermineront une dévotion propre à cette paroisse issue de lotissements templiers.

Le comté de Roussillon jouissait d'usages propres (Els Usatges), donc d'une part d'autonomie, et il était représenté aux Corts de Barcelone, où siègaient des députés issus de chacune des classes sociales ou braços (les bras) : le bras majeur, le bras moyen et le bras mineur. L'organe local représentant les Corts était la Diputació del General ou Generalitat, jouxtant  le siège des Consuls, aujourd'hui notre Hôtel de Ville. Certaines cités bénéficiaient également de Chartes qui fixaient leur statut juridique et les droits seigneuriaux qui leur étaient afférents. Celle de Perpignan, concédée par le comte-roi Pere Ier, date de 1197.

Nous avons précédemment parlé de la réputation des draps de Perpignan que les négociants exportaient par-delà les mers. En 1388, le roi Joan Ier fit bâtir la Loge de mer, bel édifice gothique, tribunal et bourse de commerce maritime avant l'heure, arborant fièrement une caravelle à son angle sommital. Le magnifique retable de la Trinité (visible au musée Rigaud) fut commandé par les consuls pour célébrer le centenaire de la Loge de mer de Perpignan.

Notre ville fut également, en 1415, le théâtre d'un événement décisif pour l'avenir du monde chrétien. C'est en l'église Notre-Dame la Real que se tinrent les discussions devant aboutir à la résolution du Grand Schisme d'Occident. Après un premier concile resté stérile en 1408, celui de 1415 vit le retrait d'obédience au pape Benoît XIII de tous les souverains d'Europe. Perpignan vit passer l'empereur germanique Sigismond, le roi d'Aragon, des représentants de toutes les royautés, des docteurs en théologie de la Sorbonne et d'ailleurs... et Vincent Ferrier qui prononça la fin du règne troublé de Benoît XIII qui alla mourir à Peníscola.

                                                     

Après la disparition, en 1344, de l'éphémère et brillant royaume de Majorque, le Roussillon revint à la couronne catalano-aragonaise, laquelle passa sous la domination du castillan Ferdinand d'Antequera en 1412. En effet, le roi d'Aragon Martin Ier l'Humain mourant sans descendance, ce fut le prétendant de la dynastie des Tràstamara qui lui succéda.

En 1463, le Roussillon connut un épisode particulièrement douloureux. Afin de faire face à une révolte de seigneurs et de serfs (pagesos de remensa), le roi Joan Ier emprunta de l'argent au roi de France Louis XI, lui donnant en gage le Roussillon. L'Aragonais ne pouvant honorer sa dette, Louis XI envahit le Roussillon et soumit Perpignan à un siège terrible. Se nourrissant de ce qu'ils trouvaient, les Perpignanais furent surnommés menja rates (mangeurs de rats). En 1475, quand Perpignan retourna dans le giron aragonais, en hommage à sa résistance acharnée devant Louis XI, le roi Joan Ier lui conféra le titre de Fidelíssima vila de Perpinyà (la très Fidèle ville de Perpignan).

Une ville assiégée, un comté annexé

En 1516, Charles ler d'Autriche, futur empereur Charles-Quint, réunit les couronnes de Castille et d'Aragon. Sous son règne, fut posée la première pierre du Couvent Royal de Sainte Claire en 1548, le Castillet fut renforcé d'un bastion, ainsi que les remparts de Perpignan. La citadelle bastionnée qui enserre le Palais des rois de Majorque est l'oeuvre de Philippe II, fils de Charles-Quint.

En 1640, le jour de la Fête-Dieu, une révolte de faucheurs de blé (els segadors) éclata à Barcelone, contre les mercenaires espagnols qui opprimaient les populations. Les Catalans crurent pouvoir appeler à leur aide le roi de France Louis XIII, et le firent comte de Barcelone. La France entama alors une guerre avec l'Espagne, et une fois de plus, Perpignan dut subir, en 1640, un siège long et douloureux.

L'annexion du Roussillon par la France n'alla pas sans répressions et mesures de rétorsion : exil volontaire ou forcé de nombreuses familles nobles trouvant refuge en Catalogne et de religieuses (Clarisses et Dominicaines), perte progressive des privilèges du Roussillon, etc. La guerre entre la France et l'Espagne s'acheva avec le Traité des Pyrénées, signé en 1659. Mais « la Paix des Pyrénées » n'apaisa pas les esprits. La gabelle, dont le Roussillon était exempté y fut instaurée, et en 1700 le roi Louis XIV édicta l'obligation de rédiger en français tous les documents officiels. Les conséquences furent violentes et tragiques : révolte des Angelets en 1663 et 1667, complots de Villefranche de Conflent et de Perpignan en 1670. Le gouverneur du Roussillon Sagarra ordonna des exécutions (la famille Descatllar) et le Castillet fut transformé en prison.

C'est de l'époque de Louis XIV et de la guerre entre la France et l'Espagne que date le plan relief de Perpignan (1687), véritable maquette indiquant les lieux de la ville plus ou moins vulnérables en termes de défense. C'est ainsi que le maréchal de Vauban, ingénieur du roi, renforça les remparts par tout un système d'ouvrages extérieurs de défense : demi-lunes, tenailles, chemins couverts... Il créa également la Ville neuve, une extension fortifiée reliée à la ville ancienne par un pont franchissant la Basse.

Le temps pour le Maréchal de Mailly d'ordonner la construction d'une nouvelle université, pourvue d'une salle de dissection et dont les jardins botaniques étaient situés sur les bastions de la Ville neuve, et la  Révolution Française éclatait. La guillotine fut dressée sur la place de la Loge, face à l'ancien Consulat de mer, et des tonnes d'oeuvres d'art religieux, de livres pieux, de vêtements liturgiques furent consumées dans un immense brasier place des Esplanades. Que de trésors perdus !

 

Quant à nous, Catalans de nationalité française, quel avenir serait le nôtre ?

Le siècle de l'intelligence et de l'ambition

La Révolution Française, fille des lumières, s'empressa d'éteindre celles de la connaissance en fermant les universités, en abolissant les académies qui, du temps de la monarchie, cultivaient et transmettaient le savoir. Cependant, notre tout nouveau département (nommé Pyrénées-Orientales en 1793), si loin de la capitale, n'échappait pas à l'appétence de sa notabilité pour tout ce qui pouvait exciter l'intelligence et favoriser le progrès. La première moitié du XIXe siècle vit l'apparition de sociétés savantes qui endossèrent le rôle de bourse d'échanges en matière de nouveautés scientifiques, agricoles, industrielles. À Perpignan, en 1833, la Société Agricole, Scientifique et Littéraire (SASL) agrégea rapidement les érudits, les amateurs, et les professionnels de tous ordres (médecins, pharmaciens, officiers de santé, propriétaires terriens, industriels et artisans, historiens et archéologues). La notabilité parlait et écrivait le français tandis que le peuple continuait à s'exprimer exclusivement dans la langue vernaculaire. Mais nous n'allons pas regretter que les frères Arago aient appris le français, ou Companyo, ou Jaubert de Reart... C'est bien en français que s'entretiendront Jaubert de Passa et Mérimée en 1834, ce qui nous vaudra le classement comme Monument Historique de la cathédrale d'Elne et un petit monument de la littérature intitulé La Vénus d'Ille.

Nous devons à ce siècle de l'intelligence et de l'esprit d'entreprise des noms que le temps n'a pas effacé : Byrrh, Bardou-Job, Cantalou... Mais c'est en 1858, avec l'arrivée du train à Perpignan que nos concitoyens vont voir l'opportunité d'aller au-delà de leurs frontières ancestrales : les maraîchers qui purent expédier jusqu'à Paris et Bruxelles leurs produits des hortes de Sant Jaume ou du Riberal, les vignerons qui purent faire goûter aux grandes tables l'excellence de leur Banyuls et de leur Rivesaltes, en furent les premiers bénéficiaires.

Le train déterminera également toute une industrie et un artisanats induits autour de ces produits : négociants en vins, tonneliers, expéditeurs... à l'origine de deux nouveaux quartiers, celui de Saint-Martin et celui de la Gare/Saint-Assiscle.

Catalane et française, une ville qui tend vers la modernité

A la fin du XIXe siècle, des voix s'élevaient déjà pour dénigrer la ceinture de cairous qui enserrait la ville, ces remparts défensifs qui ne servaient plus guère depuis que nous étions citoyens français et que la paix avec l'Espagne était devenue définitive. Au nom du progrès économique, de l'hygiène, de la modernité, il fallait se défaire de ce corset, de ce carcan... Mais derrière les grands sentiments, se dissimulait l'envie de nombre d'édiles et de notables de faire de notre cité une « vraie ville française », et en détruisant ses remparts d'effacer jusqu'au souvenir de son passé aragonais et hispanique ; quitte pour cela à jeter à terre, par la même occasion, les œuvres du grand Vauban. Et la spéculation, veillait à ce que tombe le dernier cairou, que roule dans la poussière le dernier galet, pour que sur les terrains laissés libres on puisse reconstruire. On s'empressa alors, sur les murailles abattues, de bâtir de beaux immeubles où les architectes Trenet et Sicart laissèrent leur nom pour la postérité. Même si l'on regrette aujourd'hui la démolition sans discernement de nos murailles protectrices, des grandes portes majestueuses qui les ponctuaient, force est de constater qu'à travers ce Perpignan haussmannien se dessinait une ville orgueilleuse où la richesse ostentatoire générait aussi un sentiment d'esthétique.

 

Cependant, et tandis qu'en invoquant la modernité on commet des hérésies (Bartissol installant une  usine électrique dans St Jean le Vieux), le Roussillon ne veut pas que se perdent à jamais notre passé, notre histoire, notre langue, nos traditions. Il faut dire que nous sommes alors pris entre la Renaixença Catalana et le Félibrige qui exaltent, l'une en Catalogne du sud, l'autre de la Provence à l'Aquitaine, la terre natale, ses beautés, ses valeurs, ses heures glorieuses, et la fierté d'y vivre et d'y travailler. Le courant régionaliste dont nous détacherons les deux grands noms de Jean Amade et de Gustave Violet, sut trouver les mots pour rendre à notre « petite patrie » le sentiment de sa vieille fierté. Car dès le XVIIIe siècle, les voyageurs faisaient de notre Roussillon et de ses habitants des portraits peu flatteurs ; le moindre de nos défauts étant de rappeler que nous avions été « Espagnols ». Nos populations, mal à l'aise avec la langue française, langue de « l'ascenseur social », interdits de parler le catalan à l'école, concevaient un sentiment d'infériorité et de rejet pour leur propre culture. Les régionalistes, et l'évêque  gascon qui toucha le sol perpignanais en 1900, l'inoubliable Mgr de Carsalade du Pont, allaient employer toutes leurs forces à ranimer la flamme du terroir, et l'orgueil de la « race » comme l'on disait à l'époque. Mais chez eux nul antagonisme entre notre identité catalane et notre identité française ; comme le Félibrige, le régionalisme se battait contre l'oubli et le mépris de notre propre culture et de notre langue, galvaudée par Oun Tal mais magnifiée par Josep-Sebastià Pons.

Ces fils d'une double culture surent montrer qu'ils étaient patriotes  lors de la première guerre mondiale, comme en témoignent les monuments aux morts de chacun de nos villages, si petit soit-il. Cette jeunesse fauchée reçut l'hommage de Gustave Violet, qui lui aussi fit la guerre, dans son monument aux morts rappelant qu'il y a un siècle chaque Catalan était aussi un Français.

Si le XIXe siècle fut celui de l'entreprise, la première moitié du XXe vit le Roussillon regorger d'artistes :  ceux qui vinrent d'ailleurs s'imprégner de notre lumière, et ceux qui puisèrent dans leur terre natale la sève de leur inspiration. Le Roussillon est une terre de peintres, Terrus, Bausil, Delfau, Fons-Godail, Vivès, Bonel, Giner, Descossy, de sculpteurs, Maillol, Violet... tandis que Josep-Sebastià Pons et Jordi Pere Cerdà ciselaient les mots de notre langue jusqu'à l'inoubliable.

Une ville qui repousse ses limites

Juste avant la seconde guerre mondiale, la partie sud des remparts fut abattue, laissant autour du Palais des rois de Majorque et de la citadelle d'immenses terrains à bâtir. Les meilleurs architectes du moment comme Mas-Chancel, représentant d'une architecture régionaliste aux fortes inspirations locales, mais aussi les Castan, les Joffre, les Muchir, imprimeront la marque d'une pensée originale et toute personnelle. Cette originalité qui a valu à Perpignan le label « Patrimoine du XXe siècle », voisinera avec le modèle classique -jardinet, balcons et fer forgé- des petites villas illustratives des quartiers d'après-guerre.

Notre cité présente donc un centre historique qui vivra enfermé sur lui-même jusqu'au début du XXe siècle, des quartiers nés hors les remparts et liés à l'activité économique consécutive à l'arrivée du train, de « beaux quartiers » bâtis sur un besoin de notoriété de la bourgeoisie, et des rues de villas témoins d'une ascension sociale venue avec les années cinquante. Alors que le Moulin à Vent nous parle de l'arrivée des rapatriés d'Algérie à Perpignan, nous vivons depuis une vingtaine d'années une vague de lotissements dont il faudra se demander si elle pourra encore se développer longtemps sans rompre l'équilibre urbain et paysager.

Nous le disions au début de notre propos, l'histoire de notre ville se lit à travers son patrimoine, ses quartiers émergeant à des époques différentes, signifiant une histoire chaotique et une économie faite de hauts et bas : une petite industrie locale vivace (Bella, Perliz, cafés Mizora, Latour, Saint-Louis), un petit et moyen commerce florissant de la boutique de quartier au magasin de luxe, et enfin l'ère des grandes surfaces aux offres tentaculaires. En ce premier quart du XXIe siècle, il devient de plus en plus évident que notre ville a besoin de retrouver une cohérence et une harmonie mises à mal.

L'identité encore en question

Depuis les années 70, Perpignan a été traversée par un mouvement que d'aucuns appellent  « catalaniste » pour le distinguer de notre catalanité naturelle. Le mouvement catalaniste militant a érigé Barcelone en capitale omnipotente et le catalan normatif en seul mode de communication. Cette vague puissante qui a eu pour effets positifs de créer des cours de catalan pour adultes, d'introduire notre langue dans les écoles et l'université, de la mettre en exergue dans les noms de nos rues, a eu le tort de réduire les efforts et l'action du mouvement régionaliste aux fantaisies culturelles d'une bourgeoisie par ailleurs fortement francisée, de faire du roussillonnais un vulgaire patois, de nos traditions des réjouissances folkloriques. Ce souffle catalaniste qui aurait dû nous vivifier nous a, a contrario, convaincus de notre faiblesse, a élimé notre fierté, nous réduisant à des amateurs d'escargots et d'aioli. Est-ce là ce qui reste du courage et de l'orgueil des habitants de la Fidelíssima ?

 

A l'heure des performances technologiques, des communications instantanées, de l'information plus rapide que la réflexion, qui n'a ressenti, que nous soyons de Perpignan ou d'ailleurs, le besoin de s'arrêter, de se retourner, et de chercher ce qui le rend encore humain. Humain, avec sa force et sa faiblesse, humain avec les acquis de la culture et des valeurs qui l'ont forgé, humain avec en lui l'histoire de ses anciens, leur courage, leur fierté, leur dignité. Humain avec son identité qui, loin de l'enfermer dans une nostalgie stérile, doit l'inspirer pour aller de l'avant. Pour nous, aller de l'avant c'est se souvenir que nous sommes les descendants de ces Perpignanais fidèles à leur cité, résistants en temps de guerre, entreprenants et créatifs en temps de paix, viscéralement attachés à leur ville, amis de ceux qui l'aiment, hostiles à ceux qui la dénigrent... Aller de l'avant, c'est s'appuyer sur notre passé, flamboyant ou douloureux mais jamais aboli, pour construire notre avenir et celui de Perpignan, pour façonner un bien vivre qui sera le fruit de nos efforts partagés, de nos volontés mises en commun.

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